• L'artiste qui peint au pastel a besoin d'abord et avant tout de bâtonnets et/ou de crayons de pastel qu'il choisira avec soin parmi la vaste gamme disponible sur le marché. Ce choix se fera par expérimentation et également selon le type de support utilisé pour exécuter l'oeuvre.

    Le support est généralement composé d'un papier ou un carton légèrement texturé, plus ou moins abrasif, destiné à cet effet. Ce type de matériau varie également en qualité et en texture selon les différents manufacturiers. Ici aussi, l'expérience de l'artiste dictera le choix.

    L'artiste peindra en général sur le support placé à la verticale devant lui afin de laisser les résidus de poudre tomber à la base de la surface de travail.

    La propreté est essentielle lors de l'exécution de l'oeuvre. L'artiste se munira de chiffons de papier ou de tissu qu'il gardera à portée de ses doigts. Il pourra également utiliser un tablier pour prévenir de salir ses vêtements. Il est fortement recommandé de ne pas souffler sur son travail, la poudre de pastel est très volatile.

    Les bâtonnets de pastel doivent être placés dans une boîte ou une contenant aux rebords peu élevés afin d'éviter qu'ils ne roulent ou glissent en cours de travail.

    D'autres outils peuvent être très utiles:

    • Planche de bois
    • Ruban cache
    • Pinces
    • Punaises
    • Papier calque
    • Fusains ou sanguine (pour esquisses)
    • Estompes en papier ou en mousse
    • Fixatifs*
    • Éclairage d'appoint

    * Les fixatifs doivent utilisés avec parcimonie. L'artiste fera des expérimentation avec les différentes marques disponibles sur le marché afin de tester les effets du produit sur les couleurs.


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    EXPOSITION «Stewart Hall - Pastel - Matière lumineuse»
     
     
    Chers amis et amoureux du pastel,

    La Société de Pastel de l'est du Canada (la PSEC) et le prestigieux
    Centre culturel Stewart Hall à Pointe Claire, vous invitent au
    vernissage de "Pastel - Matière lumineuse".

    Il s'agit d'une exposition supplémentaire pour la PSEC dont les
    oeuvres des membres ont été choisies par le jury du Stewart Hall.
    De plus, vous pourrez y voir des tableaux de chacun de nos
    maîtres pastellistes.

    Notez que le vernissage est le dimanche 26 janvier
    de 14 h à 16h.     

    Faites suivre cette invitation à vos parents et amis et 
    venez voir cette unique exposition!  Nous espérons vous y voir!


     


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  • Le piège du noir et blanc

     

    Du sujet à l’atelier

    Lorsque je peins dans mon atelier à l’aide des références photos, mes tableaux ont un degré de contraste plus saturé et mes tonalités et couleurs atteignent une certaine saturation. D’autre part, lorsque je peins mes paysages, mes montages de natures mortes ou encore mes personnages d’après nature, j’obtiens une plus grande souplesse dans mes contrastes : moins d’écart, moins de saturation, plus des nuances. En fait, l’expérience d’après nature nous stimule d’avantage dans l’observation des subtilités des couleurs et des tonalités. Bref, nous sommes en présence d’une plus grande richesse visuelle.

    De l’observation de la nature à l’utilisation de la photographie

    Lorsque j’observe la nature, et cela dans ses moindres recoins, je sens des valeurs et des couleurs, autant dans les ombres que dans les lumières. Si j’observe le ciel, contenant une grande source de clarté, mes pupilles se ferment et je peux percevoir des nuances claires et découvrir les couleurs subtiles. Le contraire se produit si, dans le même paysage, j’observe un endroit sombre au travers des buissons sous les arbres; ma pupille se dilate et je perçois des subtilités dans les valeurs
    sombres, je peux ainsi les traduire dans mon tableau.

    Le piège de la photographie

    Lorsque je prends la photo de mon sujet pour une production en atelier, la camera fait face principalement à trois familles de valeurs tonales; les lumières, les valeurs moyennes et finalement les ombrages. L’appareil photo, contrairement à l’oeil humain ne peut pas s’ajuster continuellement selon l’endroit du sujet choisit; il établit
    à l’aide du photomètre automatique une lecture qui est en accord avec les valeurs moyennes mais au détriment des lumières et des ombrages. La conséquence se traduit par des ombres sous exposées, soit trop foncées, et des lumières surexposées, soit trop claires. Il ne peut s’établir dans une même image une lecture correcte des trois tonalités. Voilà le piège de la photographie.

    Comment se servir de la photographie correctement

    Il faudrait photographier le sujet trois fois avec trois expositions à la lumière différentes, pour convenir à chaque famille de tonalités, mais cette solution est trop complexe. Alors la solution est de savoir comment lire les tonalités des photos et ainsi interpréter valeur et couleurs correctement.

    • Dans les lumières intenses : développez des nuances de clarté, cherchez des couleurs subtiles et douces selon les températures, évitez de peindre avec le blanc pure.
    • Dans les ombrages intenses : sachez trouver dans votre palette des valeurs non saturées, suivez également les températures et choisissez les bonnes craies, essayez les mélanges avec le noir, mais n’utilisez pas le noir seul.

    Les nuances dans les deux cas sont synonyme de richesse tonale et chromatique… vous êtes dans la bonne voie.

    Juan Cristobal


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  • Marie Hélène Auclair - Un journal de peinture

     

    La raison principale pour laquelle un artiste se démarque parmi les autres c'est principalement  parce que son travail est différent et unique. Bien sûr l'habileté technique est importante, mais les émotions ont très souvent la priorité sur l'habileté technique

    Et la seule façon pour un artiste d'être différent, unique et de continuer à grandir c'est d'être soi-même...

    Maïka - ÉtudeDurant mon parcours j'ai toujours fait attention pour ne pas me laisser influencer profondément par aucun artiste en particulier, je ne veux pas dire que je n'ai pas eu d'influences, parce que tous nous sommes influencés par ce que nos yeux voient et il y a tellement d'artistes du présent et du passé qui suscite mon admiration.

    Ce qui m'a aidé et m'aide encore à continuer à écouter et à être attentive à ce que je ressens et à ce qui me touche profondément, à être vraie et intègre avec moi-même, c'est un journal de peinture.

    C'est ce qui m'a apporté la plus grande aide pour développer mon style.  Chaque jour de travail, depuis des années, je note toutes sortes de pensées autant émotives que techniques en cours de travail, ce que je ressens, des idées de sujets, de compositions, des petits croquis...ce qui me vient en tête.

    La justesse de l'émotion et le fait que mes tableaux me ressemblent intimement c'est ce qui importe le plus pour moi.

    Souvent je vois des artistes qui ont du talent s'oublier et devenir complètement incertains quant à leurs capacités parce qu'ils cherchent trop à l'extérieur pour trouver leur style. Il n'y a personne qui peut ressentir, voir et s'exprimer de façon identique, chaque personne a quelque chose qu'un autre n'a pas, quelque chose d'unique.

    S'inquiéter du résultat, penser seulement technique, se comparer, avoir trop peur de prendre des risques, de faire des erreurs ce sont des attitudes qui bloquent la créativité.

    Les hauts et les bas, les phases d'excitation, de découragements, de frustrations et d'incertitude font partie du processus créatif, et il va toujours avoir des points qui pourront être améliorés, c'est un travail sans fin, un travail de recherche continue qui demande beaucoup de persévérance de disciple et c'est comme ça pour tous les artistes...

    Une réflexion de Degas sur son lit de mort «Zut ...au moment même où je commençais à y arriver »

     


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